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Les Cours Royales

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25 décembre 2012

Adélaïde de Savoie

Adélaïde de Savoie

(vers 1100 - 1154)





Epouse de Louis VI, dit "le Gros".

Mère de Philippe, Louis VII, Henri, Hugues Robert, Pierre, Constance, Philippe, une fille dont le nom nous est inconnu et Adèle ou Alix.

Précédée par Lucienne de Rochefort.

Succédée par Aliénor d'Aquitaine.

Reine des Francs de 1115 à 1154.

Dynastie des Capétiens.





          Adélaïde de Savoie née vers 1100. Elle est la fille de Humbert II, duc de Savoie et comte de Maurienne et de Gisèle de Bourgogne.

          Adélaïde épouse Louis VI, roi des Francs depuis 1108, en mars 1115. Malgré leur différence d'âge qui est de vingt ans rappelons le, leur mariage est une réussite. Après un passé tumultueux, le roi Louis VI recherche une vie plus paisible. Chose que va lui apporter Adélaïde par son caractère sage et prudente.

          De leur union naîtra neuf enfants : sept garçons et deux filles.
                    - Philippe, né en 1116 et mort en 1131 à l'âge de quinze ans après une chute de cheval.
                      - Louis, né en 1120, qui deviendra l'héritier du trône à la mort de son frère et qui prendra le nom de Louis VII dit "le jeune".
                    - Henri, né en 1121 qui deviendra Evêque de Beauvais puis Archevêque-duc de Reims.
                       - Hugues, né vers 1122 et mort jeune.
                       - Robert, né vers 1123, futur comte de Dreux et du Perche.
                      - Pierre, né vers 1126, futur Pierre Ier de Courtenay suite à son mariage vers 1150 avec Elisabeth de Courtenay.
                      - Constance de France, née vers 1128.
                      - Philippe, né vers 1132 qui deviendra archidiacre.
                      - une fille qui mourra jeune et qui sera inhumé à St-Victor de Paris.

          Adélaïde fut très attentive à l'éducation de ses enfants. Elle eut également une grande influence sur son époux. Elle obtint ainsi la disgrâce du chancelier Etienne de Garlande après une discorde avec le roi sur la succession au poste de sénéchal de France  qu'Etienne de Garlande, actuelle détenteur du poste, voulait offrir à son neveu malgré l'opposition du roi. Elle poussa aussi son mari dans le conflit flamand au bénéfice de son beau-frère Guillaume Cliton.

          De plus, Adélaïde de Savoie aura une grande importance dans le rapporchement entre l'Eglise et la Royauté. Son lien de parenté avec le pape Calixte II qui n'est autre que son oncle du côté de sa mère va certainement l'y aider.

          Après la mort du roi Louis VI le 1 août 1137, elle laisse son fils Louis VII majeur et fraîchement marié à Aliénor d'Aquitaine le soin de gouverner.

          Elle se remarie quelques mois plus tard avec un grand seigneur, Mathieu de Montmorency auquel elle donnera une fille prénommé Alix ou Adèle.

           Après quinze ans de vie commune, elle obtient de son époux, l'autorisation de se retirer en 1153 dans l'abbaye de Montmartre dont elle a contribué à l'édification.

           Elle y meurt an an plus tard, le 18 novembre 1154.

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25 décembre 2012

Constance de Castille

Constance de Castille

(vers 1136 - 4 octobre 1160)

 

Seconde épouse de Louis VII dit le Jeune.

Mère de Marguerite et Adélaïde.

Précédée par Aliénor d'Aquitaine.

Succédée par Adèle de Champagne.

Reine des Francs de 1154 à 1160.

Dynastie des Capétiens.



          Constance de Castille née vers 1136. Elle est la fille du roi de Castille et de Léon, Alphonse VII et de Bérengère de Barcelone.

          Constance est une belle femme, cultivé et très pieuse qui appartient à une des familles royales les plus importantes de l'époque.

          Après avoir annuler son premier mariage avec Aliénor d'Aquitaine pour cause de parenté, Louis VII cherche une autre épouse qui pourra elle lui donner le fils qu'il n'a pas eu lors de sa première union. Son choix se porte sur Constance alors agée de dix-huit ans. Le mariage et le sacre de la nouvelle reine se déroule à Orléans en 1154.

          Après quatre ans de mariage, la reine est enfin enceinte mais le fils tant attendu ne vient pas. C'est une fille, Marguerite qui vient au monde en 1158.

          Deux ans plus tard, Constance est denouveau enceinte. Elle accouchera le 4 octobre 1160 mais malheureusement elle ne survivra pas à l'accouchement. L'enfant encore une fille prénommée Adélaïde survivra quelques jours avant de rejoindre sa mère.

          Constance et le bébé seront inhumé à Saint-Denis.

25 décembre 2012

Adèle de Champagne

Adèle de Champagne

(vers 1140 - 4 juin 1206)

 

Troisième épouse de Louis VII dit le Jeune.

Mère de Philippe II dit Philippe Auguste, Adélaïde et Agnès.

Précédée par Constance de Castille.

Succédée par Isabelle de Hainaut.

Reine des Francs de 1160 à 1180.

Dynastie des Capétiens.

         Adèle née vers 1140. Elle est la fille de Thibaut II le Grand, comte de Champagne et de Blois, et de Mathilde de Carinthe.

          Suite à la mort de sa seconde femme Constance de Castille et toujours sans héritier mâle, Louis VII, dit Louis le Jeune, décide de prendre une nouvelle épouse. Son choix se porte sur Adèle de Champagne. Ce mariage stratégique va permettre au roi de s'allier avec une puissante famille qui au début de son règne lui avait poser quelques soucis en se révoltant et en déclenchant ainsi le siège et le sac de Vitry. Mais les années ont passé et les animosités entre le roi et le clan Champagne-Blois se sont atténués.

          Le mariage a lieu le 13 novembre 1160 à Paris. Vingt ans sépare les "jeunes" mariés mais cela n'empêche pas Louis VII et Adèle de former une union heureuse.

          De ce mariage né trois enfants :

                    - Philippe II, dit Philippe-Auguste né le 21 août 1165,

                    - Alix ou Adélaïde née en 1170,

                    - Agnès né en 1171.

          Sentant son état de santé se dégrader et pour perpétuer la tradition des Capétiens, Louis VII décide de faire sacrer son fils Philippe le 1 novembre 1179.

          Voyant son époux dans l'incapacité de régner du fait de sa maladie, Adèle souhaite prendre la régence avec ses frères mais Philippe s'y refuse et décide de s'allier au comte de Flandres pour accroître son pouvoir vis à vis du clan des Blois-Champagne. Alliance se solde par un mariage entre Philippe et Isabelle de Hainaut, nièce du comte de Flandres.

          Adèle ne se laisse pas faire et demande à Henri II d'Angleterre de la soutenir et de contraindre le jeune Philippe de laisser sa mère prendre le pouvoir. Mais lors de l'entrevue Philippe réussit à persuader Henri II de le rejoindre.

          A la mort de Louis VII le 19 septembre 1180, Philippe détient la totalité du pouvoir.

          Mais Adèle est tenace et tente par tous les moyens de séparer le jeune couple royale. Elle est près d'y arriver lorsqu'Isabelle mets au monde le futur Louis VIII en septembre 1187.

          Isabelle de Hainaut meurt en 1190 au moment où Philippe-Auguste part en croisade. Les relations entre Adèle et son fils se sont apaisées et le roi donne donc la régence à sa mère jusqu'à son retour un an plus tard.

          Elle décède le 4 juin 1206 à Paris à l'âge de soixante-six ans et est inhumé près d'Auxerre dans l'Eglise de Pontigny.

 

18 décembre 2012

Isabelle de Hainaut

Isabelle de Hainaut

(24 avril 1170 - 15 mars 1190)





Première épouse de Philippe-Auguste.

Mère de Louis VIII.

Précédée par Adèle de Champagne.

Succédée par Ingeburge de Danemark.

Reine de France de 1180 à 1190.

Dynastie des Capétiens.

 

Isabelle de Hainaut

 

          Isabelle de Hainaut est née le 23 avril 1170 à Valenciennes. Elle est la fille de Baudouin de Hainaut et de Flandre et de Marguerite d'Alsace.

          Isabelle épouse Philippe-Auguste à l'âge de dix ans. Ce mariage a lieu le 28 avril 1180 dans le plus grand secret. En effet, Philippe Auguste n'a que quinze ans lorsqu'il est couronné le 1 novembre 1179, du vivant de son père comme le veut la tradition, au palais épiscopal de Paris. Lorsque Louis VII, père de Philippe-Auguste n'est plus capable d'assurer son rôle de monarque, Adèle de Champagne, l'actuelle reine, entend bien assurer la régence avec ses frères. Mais Philippe-Auguste n'a pas l'intention de se laisser faire. Aidé de ses conseillers, il s'allie au comte de Flandre Philippe d'Alsace. Cette alliance est scellé par le mariage de Philippe-Auguste avec la nièce du comte de Flandre, Isabelle de Hainaut. Le mariage aura lieu dans les bois près de Bapaume dans l'abbaye de la Sainte-Trinité. Ce mariage purement politique permettra à Philippe-Auguste d'affirmer son pouvoir, sa nouvelle épouse étant une descendante du dernier carolingien et de Charlemagne.

          L'oncle d'Isabelle promet en dot le futur comté d'Artois composé des villes d'Arras, Saint-Omer, Bapaume, Hesdin et Lens.

          Isabelle sera couronnée reine, le 29 mai 1180, jour de l'ascension, dans la basilique de Saint-Denis. Mais l'entente du couple royale connaît des hauts et des bas. Philippe-Auguste n'apprécie pas la traitrise du comte des Flandres qui préfère, à la mort de sa femme, garder les terres du Vermondois plutôt que de les remettre à sa nièce comme prévu initialement. De plus, le jeune roi n'admet guère les tentatives de mise sous tutelle des Flamands.

          Isabelle réussit à apaiser une première fois les rancœurs de son mari en demandant à son père, Baudouin de Hainaut, de les soutenir elle et son mari. Chose que Baudouin entreprend avec brio en organisant une entrevue avec l'empereur Frédéric Barberousse et le roi alors que certains auraient préféré que l'empereur se ligue contre lui plutôt qu'avec lui.

          Mais Adèle de Champagne, n'ayant pas encore digéré l'affront de ce mariage surprise, se rapproche de son fils pour essayer de nuire à la nouvelle reine. Pour cela elle utilise un argument de poids : la descendance de Philippe-auguste. En effet après quatre ans de mariage, Isabelle de Hainaut n'a toujours pas donné d'héritier au trône. Ce nouvel argument accompagné de l'animosité du roi envers le clan des Flamands fragilisent de nouveau le couple royal. Philippe-Auguste décide même en mars 1184 de répudier Isabelle. Mais c'est sans compter sur l'attachement du peuple pour sa reine. Lorsqu'Isabelle entreprend sa promenade d'adieu à son peuple vêtue en pénitente et priant Dieu, la foule l'acclame tellement que Philippe-Auguste revient sur sa décision. Pour le remercier, elle convint son père de soutenir davantage le roi.

          Finalement, elle mettra au monde en septembre 1187, un garçon : le futur Louis VIII le Lion, ce qui renforcera sa légitimité de reine vis à vis de ses détracteurs et de son mari. Mais cela durera peu de temps puisqu'Isabelle de Hainaut meurt le 15 mars 1190 en mettant au monde des jumeaux qui ne survivront pas non plus. Isabelle sera inhumée solennellement à Saint-Denis.

          Peu de temps après, son oncle, le comte de Flandres décède à son tour. Philippe Auguste récupère enfin l'Artois et attribue à son beau-père Baudouin de Hainaut le comté de Flandres.

18 décembre 2012

Marie d'Angleterre

Marie d'Angleterre

(18 mars 1496 - 23 juin 1533)




Troisième épouse de Louis XII.

Précédée par Anne de Bretagne.

Succédée par Claude de France.

Reine de France en 1514.

Dynastie des Capétiens.

Marie_d_angleterre



          Marie d'Angleterre née à Londres le 18 mars 1496. Elle est la fille d'Henri VII Tudor, roi d'Angleterre, et d'Elisabeth d'York. Elle est également la soeur d'Henri VIII et de Magaret qui sera mariée à Jacques Stuart, roi d'Ecosse.

          Suite au traité de paix entre la France et l'Angleterre après la bataille de Guinegatte en Août 1513 en Italie, Marie devra épouser un français. Le premier choix de la famille se porte sur Charles de Castille mais le mariage n'aura finalement pas lieu. Elle est promise par la suite, le 7 août 1514 pour être précis, au roi de France Louis XII veuf depuis quelques mois d'Anne de Bretagne. Le mariage a lieu le 11 octobre 1514.

          Cette union ne durera que trois mois puisque Louis XII meurt d'épuisement le 31 décembre 1514. Dès la mort du roi, Marie est conduite à l'hotel de Cluny où elle y séjourne deux mois pour s'assurer qu'elle ne porte pas en elle l'héritier du trône. Mais aucun enfant ne naît de ce mariage.

          Repoussant les avances de François Ier qui l'a veut comme épouse, Marie d'Angleterre retourne dans son pays natal où elle épouse le 31 mars 1515, le duc de Suffolk, Charles Brandon, son grand amour. Leur union donnera naissance à trois enfants : Henry, Frances et Eléanor.

          Elle décéde le 23 juin 1533, à l'âge de trente-sept ans à Westhorpe.

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18 décembre 2012

Marie-Antoinette de Lorraine-Autriche

Marie-Antoinette

de Lorraine-Autriche

(2 novembre 1755 - 16 octobre 1793)

 

 

Epouse de Louis XVI.

Mère de Marie-Thérèse, Louis-Joseph, Louis-Charles futur Louis XVII et Sophie-Béatrice.

Précédée par Marie Leczinska.

Succédée par Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.

Reine de France de 1774 à 1793.

Dynastie des Capétiens.

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          Marie-Antoinette de Lorraine-Autriche, de son vrai nom Maria Antonia Josepha Johanna von Habsburg-Lothringen, née à Vienne le 2 novembre 1755. Elle est la fille de l'empereur François Ier et de l'impératrice Marie-Thérèse. Elle est l'avant dernière d'une famille de seize enfants.

          Marie-Antoinette passera son enfance à Vienne essentiellement au Palais de Hofburg et au Château de Schonbrünn.

          En 1765, elle connaît son premier drame, son père, l'empereur François Ier de Lorraine décède alors qu'elle n'a que dix ans.

          Comme de coutume à l'époque dans les familles royales, sa mère Marie-Thérèse, s'évertu à créer des alliances avec d'autres familles royales pour renforcer leur pouvoir par l'intermédiaire des mariages de ses enfants. Ainsi pour faire face aux ambitions de la Prusse et de l'Angleterre, le mariage de Marie-Antoinette et du petit-fils du roi de France régnant Louis XV, Louis XVI est décidé.

à suivre...


Marie-Antoinette intime 1


Marie-Antoinette intime 2


Marie-Antoinette intime 3


Marie-Antoinette intime 4


Marie-Antoinette intime 5


Marie-Antoinette intime 6

4 décembre 2012

Château du Bernstein

Château du Bernstein

 

Château du Bernstein

2 décembre 2012

Marie-Amélie de Bourbon-Sicile

Marie Amélie de Bourbon Sicile

(26 avril 1782 - 24 mars 1866)





Epouse de Louis-Philippe.

Mère de Ferdinand-Philippe, Louise, Marie-Christine, Louis-Charles-Philippe, Françoise, Clémentine, François, Charles, Henri-Eugène et Antoine-Philippe.

Précédé par Marie-Antoinette.

Reine de France de 1830 à 1848.

Dynastie des Capétiens.

 



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          Marie Amélie de Bourbon Sicile est née à Caserte près de Naples le 26 avril 1782 ; fille de Ferdinand Ie, roi des Deux Siciles et de Marie Caroline de Habsbourg.

          Durant son enfance, elle va connaître deux période d'exil. La première en 1799, son père va être chassé et remplacé par la république parthénopéenne, république ayant pris exemple sur la république française établit après la révolution. Il sera rappelé quelques années plus tard pour reprendre sa place de monarque. Mais en 1806, il se fait de nouveau chassé par Napoléon, cette fois, qui donne le trône à Joseph son frère.

          Tous ces événements font que la France n'est pas très bien vu par la famille de Marie Amélie.

          C'est dans ce contexte qu'en 1808, Louis Philippe, duc d'Orléans arrive à Palerme, ville où s'est réfugié l'ancien roi des Deux Sicile avec sa famille après s'être fait délogé par l'emperueur Napoléon, pour demander la main de Marie Amélie.

          Après plusieurs hésitations, le mariage aura lieu le 25 novembre 1809. De ce mariage naîtra 10 enfants :

                    - en 1810,  Ferdinand Philippe, duc d'Orléans, marié à Hélène de Mecklembourg,

                   - en 1812, Louise d'Orléans qui épouse Léopold Ie et devient de ce fait reine des Belges.

                    - en 1813, Marie Christine, future duchesse de Wurtemberg.

                    - en 1814, Louis Charles Philippe, duc de Nemours.

                    - en 1816, Françoise, morte en 1818

                    - en 1817, Clémentine d'Orléans, future princesse de Saxe Cobourg Gotha.

                    - en 1818, François Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville.

                     - en 1820, Charles, duc de Penthièvre, mort en 1828.

                    - en 1822, Henri Eugène d'Orléans, duc d'Aumale.

                     - en 1824, Antoine Philippe d'Orléans, duc de Montpensier.

          En 1814, Louis Philippe d'Orléans retourne à Paris, au palais royal, après le couronnement de Louis XVIII. Il reprend sa place de lieutenant général. Mais il est obligé de quitter Paris, avec sa famille, en 1815 et de se réfugier en Angleterre après que les Bourbons aient été chassé par le Vol de l'Aigle. Ils sont invités à revenir deux ans plus tard.

          Après l'assassinat du fils du futur Charles X le 13 février 1820, les Orléans sont de nouveau mal vu.

          Le 8 août 1829, un ministère ultra est constitué et annonce un coup d'Etat, celui de Polignac.

          Le 2 août 1830, Charles X abdique et quitte Paris. Le 9 !août 1830, après que la république soit rejetée, le duc d'Orléans devient Louis Philippe Ie, roi des Français et Marie-Amélie, reine.

          L'une des principales préoccupations de Marie-Amélie reste, tout de même, l'éducation et le mariage de ses enfants.

          En 1842, elle perd son fils aîné, mort prématuremment.

          Le 24 février 1848, après plusieurs attentats contre le roi et l'engouement toujours aussi fort des opposants à la royauté, la monarchie orléaniste s'exile en Angleterre. C'est d'ailleurs en Angleterre, à Claremont, que Louis Philippe Ie décède le 26 août 1850. Marie Amélie lui survivra 16 ans pour s'éteindre à 84 ans le 24 mars 1866.

          Il faudra attendre une dizaine d'année après la mort de Marie-Amélie pour que les dépouilles du dernier couple royal français soient rapatriées en France et inhumées dans la chapelle de Dreux.

31 octobre 2012

Château de Pirou

 

Château de Pirou 2


Château de Pirou

 

 

Le château de Pirou est un château du département de la Manche.

 

 

 

 

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          Au XIIème Siècle, un château en pierre remplaça une bâtisse en bois. Il sera installé sur le littoral et aura pour objectif de freiner les invasions barbares, notamment celles des Vikings qui ne cessent de sévir depuis le IXème Siècle sous le règne de Charlemagne.

          La construction d'un château en "dur" est nécessaire pour protéger le territoire puisque un havre formé par un cordon littoral peut permettre aux bateaux peu profond de s'y engouffrer  pour débarquer leurs occupants.

          D'ailleurs une légende émergea de cette confrontation entre le seigneur de Pirou et les envahisseurs : les Vikings.

Cette légende raconte que les Vikings, n'arrivant pas à prendre d'assaut le château décide d'établir un siège.

Pour échapper à ce blocus, le seigneur de Pirou décide à l'aide d'un grimoire magique de transformer sa famille, sa garnison et lui-même en oies sauvages pour échapper à l'ennemi par le ciel.

Le siège commençant à être long au goût des Vikings, ceux-ci décident d'escalader les murailles du château. A l'intérieur, il ne trouve qu'un vieil homme qui leur explique le tour de passe-passe du seigneur de Pirou. Les Vikings frustraient de cette machination décident de brûler le château.

Après le départ des envahisseurs, les oies sauvages revinrent pour retrouver le grimoire et délire la formule magique afin de regagner leur aspect originel. Une vieille tradition normande raconte que pour annuler un sort il faut lire à l'envers la formule magique.

Mais malheureusement, le grimoire a brulé avec le reste du château et le Sir de Pirou et son entourage sont condamné à rester des oies sauvages.

Dans l'espoir de retrouver ce fameux grimoire, les oies sauvages reviennent chaque année au printemps et repartent en automne après avoir chercher en vain le livre qui les délivrera.

Pour la petite histoire les oies sauvages ne migrent plus au château depuis les années 1725. Du fait des dégâts qu'elles provoquaient dans les champs, les paysans les chassèrent de leur région. En 1975, une expérience a été mené pour réimplanter des oies cendrées au château. Mais la plupart furent tué et les autres furent enlevé pour les protéger.

Le domaine de Pirou fut détenu du XIe au XIVe Siècle par la famille de Pirpo. Les Pirpo furent les descendants de grands seigneurs qui conquirent la Calabre, la Pouille et la Sicile. La seignerie de Pirou fut d'ailleurs la plus importante en terme de fief ce qui permis à leur seigneur de s'illustrer dans plusieurs batailles. Notamment celles qui permis la conquête de l'Angleterre. D'ailleurs pour le remercier de sa participation le seigneur de l'époque reçu en récompence des terres dans la région de Somerset en Angleterre où sa famille fonda Stoke-Pero.

Après la guerre de cent ans et le siège du château, celui-ci fut restauré au XVe, XVIIe et XVIIIe siècle. Au XVIIIe Siècle, le château fut transformé en ferme et les bâtisses furent très endommagées. Puis de 1966 de nouveaux travaux de restauration furent entamé sous la directive de l'abbé Marcel Lelégard et le château fut reconnu en 1968 monument historique. De nos jours les travaux de restauration sont toujours en cours.

 

 

 

Site officiel : www.chateau-pirou.org

Mise à jour : 3 décembre 2012 - Visité le 24 juin 2009

24 octobre 2012

Philippe II

Philippe II

(21 août 1165 - 14 juillet 1223)

 

Fils de Louis VII dit "le Jeune" et d'Adèle de Champagne.

Epoux d'Isabelle de Hainaut, puis d'Ingeburge de Danemark, puis d'Agnès de Méranie.

Père de Louis VIII, Marie, Jean-Tristan et Philippe.

Roi de France de 1180 à 1223.

Dynastie des Capétiens.



philippe2auguste

          Philippe né le 21 août 1165 à Gonesse. Sa naissance est considérée à l'époque comme un vrai miracle, à tel point qu'il acquiert à la naissance le surnom de Dieudonné.

En effet, son père Louis VII, roi de France depuis 1131 attend depuis son premier mariage en 1137 un héritier mâle pour lui succéder.

C'est finalement sa troisième femme, Adèle de Champagne, qui lui donnera son unique fils après cinq ans de mariage.

          Philippe sera sacré le 1 novembre 1179 à Reims à l'âge de quatorze ans, du vivant de son père comme le veut la coutume capétienne.

La santé de Louis VII déclinant sa femme, Adèle de Champagne, souhaite prendre, avec l'aide de ses frères, la régence du royaume. Mais Philippe ne l'entend pas ainsi et pour contrer les projets de sa mère, il s'allie au compte de Flandre : Philippe d'Alsace. Alliance scellée par le mariage le 28 avril 1180 de Philippe et Isabelle de Hainaut, nièce de Philippe d'Alsace et descendante de Charlemagne. Cette alliance sera bien accueilli par le peuple ravi de voir le sang de Charlemagne et celui Hugues Capet s'unir dans un mariage.

Louis VII s'éteint le 18 septembre 1180 et laisse seul Philippe à la tête du royaume à l'âge de quinze ans.

          Dès le début de son règne, Philippe doit faire face à plusieurs conflits :
                    - le premier sera interne au royaume. En avril 1182, dans le but de renflouer les caisses royales, Philippe décide d'expulser les juifs du royaume et de confisquer leurs biens. Cette mesure prendra fin en 1198 et Philippe acceptera le retour de certains d'entre eux moyennant une contrepartie financière.
                    - le deuxième sera familiale. Après la mort de sa femme, il était convenu que Philippe d'Alsace offre à sa nièce le comté Vermondois. Promesse qu'il ne tiendra guère. Ce qui créera des conflits entre le roi et le clan Flamands.
                    - le troisième et non le moindre concerne la rivalité entre la famille Plantagenêt, famille royale d'Angleterre et Philippe au sujet des possessions de la Normandie, du Vexin et de la Bretagne.

à suivre...

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